LA MISE A SENS UNIQUE DU « PONT FRAITEUR » IRRITE BEAUCOUP DE MONDE.



DONT DE NOMBREUX SENIORS D’IXELLES. ET ILS ONT LE DROIT DE LE DIRE !



Situation
Le pont-viaduc Arnaud FRAITEUR, édifié en 1899, enjambe la ligne SNCB N°161 et appartient à INFRABEL. La chaussée elle-même relève de la « Région bruxelloise ». Il y a 3 ans, le pont fut élargi et doté latéralement de trottoirs, dont celui du côté EST comporte une partie cyclable. La chaussée permet tous les croisements, y compris de Bus. Sur la partie EST de la chaussée, un couloir cycliste est marqué au sol. Lorsqu’on désire pénétrer en voiture dans les quartiers d’Ixelles en venant de l’EST, donc depuis la direction de DELTA , autoroute E411 » ou Auderghem, il est tout simplement interdit aux usagers ordinaires d’utiliser le pont Arnaud FRAITEUR. Et c’est un vrai problème.

Incidences techniques de cette interdiction
Les conducteurs privés se voient contraints de contourner longuement le vaste campus universitaire dit « de la plaine », aux contours en « fer à cheval ». Ils peuvent le faire d’un côté ou de l’autre, mais dans tous les cas en subissant, à certaines heures, de très longues files et de multiples feux de circulation. Il résulte de ce déroutement forcé, de grandes pertes de temps, une surconsommation énergétique et une pollution accrue de l’environnement. Les seniors, pour lesquels la disponibilité d’une voiture est souvent importante pour le maintien de liens sociaux et pour assurer leur logistique compliquée par des difficultés corporelles, font partie des personnes impactées par cette chausse-trappe. Tout comme le sont bien sûr tous ceux ayant à atteindre ponctuellement leur lieu de travail, d’étude ou de livraison. Il peut falloir plus de temps pour transiter entre « DELTA » et le carrefour « Bd Général Jacques/ Avenue de la Couronne » que pour revenir d’une ville située à 50 Km. C’est contre-productif, indigne de la « Capitale de l’Europe », pénible ; Et donc très anormal.


Cette mesure anti-mobilité s’additionne aux d’autres, tout aussi indigestes, qui malmènent les conducteurs. Dont les besoins sont malheureusement niés et contrecarrés.
Nombreux sont les conducteurs locaux qui ressentent cette interdiction injustifiée de circulation sur le pont FRAITEUR, comme constituant un moyen supplémentaire de pression pour qu’ils renoncent à leur voiture. Ce qui est un objectif quasi ouvertement recherché par une frange de la classe politique. Tant régionale que communale ; Et ceci sans que ne puisse être objectivement invoquée la fameuse minimisation de « l’empreinte carbone ». Puisque tout véhicule privé est concerné, quel que soit sa motorisation (électrique, hydrogène ou thermique), son gabarit ou les services qu’il rend aux familles.


Parmi les autres difficultés activées sous ces auspices (à peine) masqués du radicalisme anti-automobiles, figure également la diminution massive du nombre d’emplacements de stationnement en rue. Régulièrement revendiquée par ceux qui en sont les commanditaires. Cette difficulté artificielle-là ne touche évidemment pas ceux qui disposent d’un garage. Pour les autres, souvent moins aisés, il est stressant et quasi impossible de revenir à la maison après 18.30 Hr, faute d’emplacements libres. Enfin, les taxations frappant tout stationnement sur la rue, sont devenues encore plus systématiques et coûteuses. Qui sait encore recevoir de la visite un autre jour que le dimanche, unique jour où le stationnement est gratuit ? Mais trouver une place de stationnement ce jour-là est très difficile, sauf durant les périodes de vacances d’été.


Se soumettre à ces pressions anti-voitures, rendre ses plaques ? capituler ?
A chacun d’en décider. Mais la soumission n’a pas caractérisé nos aïeux. Et nous aussi pouvons et devons défendre nos légitimes besoins et opinions. Parmi celles-ci, figure celle que détenir son propre moyen de déplacement automobile est légitime et mérite de rester un droit abordable pour tous les citoyens » qui en ont besoin. Ou simplement envie, dans cette société réputée libre. Pouvoir « bouger » lorsqu’on le désire, c’est disposer d’une précieuse liberté que n’offrent pas des Bus souvent bondés et cahotés. Ni les « deux roues » de tous poils (dont l’emploi en rue est risqué pour les seniors et les trop petits enfants) ou les coûteux taxis.
Pour autant, être conducteur n’empêche pas d’apprécier et d’utiliser aussi d’autres modes de transport lorsqu’ils sont d’avantage en rapport avec les circonstances et les besoins du moment. ,


Concernant la circulation sur leur pont FRAITEUR, que veulent de très nombreux habitants ?
Ils souhaitent que les voitures privées soient, comme depuis toujours, autorisées à emprunter le pont dans les DEUX sens. C’est la vocation historique de cette infrastructure. Il est techniquement facile de donner la priorité aux bus (lignes 71 et 72). Les cyclistes peuvent se protéger en utilisant le cheminement propre qui leur est dédié. Des aménagements assez simples dans le sous-quartier, peuvent pondérer et réorganiser utilement les flux de véhicules qui entrent dans le tissu urbain. Ou en sortent.
Par exemple, les usagers passant le pont Fraiteur en venant de « Delta » seraient tenus (sauf les bus et les cyclistes) d’emprunter la rue Thys, mise à sens unique. Ceux désirant rejoindre le rond-point du cimetière pourraient tourner à gauche à la jonction « Thys / Couronne ». Tous les usagers désirant prendre le pont en direction de DELTA, auraient à transiter par l’av Fraiteur, mise à sens unique (sauf bus et cyclistes). La jonction « Couronne/ Fraiteur », permet l’aménagement requis. Enfin, les piétons et les cyclistes circulant vers le pont Fraiteur depuis le « rond-point du cimetière », obtiendraient un cheminement confortable et sécurisé,


L’argumentaire invoqué pour justifier la mise à sens unique du pont, n’est pas fondé !
Selon toute apparence, c’est plan régional « Good move » qui est invoqué pour que le pont FRAITEUR soit mis à sens unique. « Good move » est connu dans toute la Région pour souvent imposer aux usagers un net allongement de la longueur et du temps de parcours. L’ampleur de son « empreinte carbone » est ignorée. Il néglige en tout cas le principe incontournable des « vases communicants » et donc des « reports de flux ».
Le problème ici, c’est que la « région » a classé le pont FRAITEUR comme étant un « pont de quartier ». Ce qui sert d’argument pour sa mise à sens unique. Au prétexte principal d’ainsi « apaiser » ledit quartier. Sauf que, très animé par les étudiants et économiquement important, il est également desservi directement par des axes régionaux structurants, dotés d’évidentes fonctions supra-communales. Ce que montrent les pétitions émises dans deux communes voisines pour obtenir la réouverture du pont dans les deux sens. Par vocation et besoin, ce « quartier du cimetière d’Ixelles » comporte de nombreux commerces, établissements Horeca, salles de jeux et de sport. Le maintien de sa dynamique, y compris économique, est ce qui est souhaité avant tout. Quelque soient les dispositions prises pour y pondérer la circulation motorisée, son « apaisement » est et restera secondaire et hypothétique.


Ce sont plutôt des solutions structurelles très en amont du pont « Arnaud Fraiteur », qui devraient être activées pour réduire les flux de circulation reliés aux navetteurs.
Il est légitime de pondérer les flux de navetteurs. Des solutions structurelles sont identifiées pour y contribuer, mais restent peu disponibles. Ainsi, pour limiter les apports de la E 411, les parkings de dissuasion manquent ou sont très réduits, en plus d’être soumis à abonnement ou au « Disque bleu ». Voir même parfois d’être menacés de suppression.
D’autres solutions encore pourraient diminuer la pression de la circulation autour de « la plaine ». Comme par exemple la mise à profit de l’extrémité « ixelloise » de l’autoroute E411. Sous-utilisée et quasi oubliée. Avec quelques adaptations, une liaison pourrait y être ouverte vers le centre de Watermael-Boitsfort. Ce qui servirait aussi à fluidifier l’av Dehoux (sur Auderghem) en fin de journée.


Et pour terminer par une « vision » audacieuse mais crédible, on estime qu’à moyen ou long terme, une ligne pour trains légers suspendus (monorail) pourrait très utilement être implémentée entre Auderghem et Wavre. La ligne suspendue prendrait place sur le site-propre de l’autoroute E411, parallèlement aux voies de circulation routières. A Auderghem, un transit direct serait possible vers le METRO (5) et les lignes de trams, voire vers le réseau ferroviaire en cas de prolongation du monorail jusqu’à la zone « Delta ».

Par Christian Tille

231114101040 Rubrique : Libres paroles

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